Aquatiris au service de l'environnement

C’est en 2007 qu’Aquatiris est créé par Martin Werckmann et Edwige Le Douarin autour d’un projet de phytoépuration pour la maison d’Edwige en Bretagne ! Les expérimentations se multiplient dans cette région mais aussi dans les autres régions de France. Avec la création d’Aquatiris, l’objectif était de formaliser et professionnaliser le réseau et le savoir-faire en phytoépuration pour les particuliers à destination des maisons non raccordées au tout-à-l’égout. En effet, les fondateurs recherchaient une solution d’assainissement qui soit respectueuse de l’environnement. Le Jardin d’Assainissement est né et a fait rapidement de nombreux adeptes. Un pari réussi : le réseau, adhérent de la FFF depuis mai 2020, rassemble désormais près de 70 franchisés… et se positionne sur le marché comme le premier réseau national spécialiste de l’assainissement par phytoépuration. Entretien avec les 2 fondateurs.

Rezo : En quoi consiste le Jardin d’Assainissement ?

Edwige Le Douarin, co-fondatrice d’Aquatiris : C’est le principe de la phytoépuration, un système de traitement des eaux usées grâce à des filtres plantés de roseaux et de plantes semi-aquatiques, permettant de restituer les eaux épurées au milieu naturel. Ce principe s’inspire directement de la nature ! Et notamment des zones humides des marais. Il permet aux eaux usées de traverser le Jardin d’Assainissement, en sous-sol. Ce sont ensuite les bactéries qui vivent autour des racines des plantes qui décomposent les déchets et nettoient les eaux usées qui regagnent ainsi la nature ! Ce qui est très malin, c’est qu’à première vue, on n’imagine pas que derrière un bout de jardin … il y a un système d’assainissement.

Rezo : Quelles sont les principales caractéristiques de l’assainissement écologique sans fosse septique Aquatiris ?

Edwige Le Douarin :
Il s’intègre à tous les jardins,
• Il s’adapte au volume d’eau à traiter,
• Il fonctionne en toute saison, sur tout terrain,
• Il s’intègre à de nombreux paysages,
• Il est esthétique puisqu’il se compose de plantes et de fleurs,
• Il fleurit de mai à août,
• Son espace nécessaire est faible,
• Il a un coût d’entretien réduit,
• Sa durée de vie est de 40 ans,
• Il est agréé par les Ministères de la Santé et de l’Environnement.

Au premier regard, on ne se doute absolument pas que ce jardin cache un système d’assainissement. L’œil est donc flatté et les amateurs d’un aménagement harmonieux en tous points ne boudent pas leur plaisir. Autre atout non négligeable, le Jardin d’Assainissement ne consomme aucune énergie ni de réactif chimique. Pas de fosse, pas de vidange, pas de nuisance olfactive : les clients peuvent enfin gagner en sérénité et en confort côté épuration des eaux usées. De plus, l’espace dédié à l’installation est faible. Les Jardins d’Assainissement sont par ailleurs reconnus comme le plus fiable et le plus robuste des assainissements (selon l’étude IRSTEA, 2017, assainissement non-collectif, le suivi in situ des installations de 2011 à 2016) et son entretien est un véritable jeu d’enfant. A noter que l’installation correspond à une durée de vie équivalente à celle de la maison, une plus-value non négligeable en cas de revente !

Écologique, authentique, durable, esthétique et incroyablement novateur, le Jardin d’Assainissement devient une évidence pour quiconque souhaite gagner en confort et en efficacité !

Un ancrage local

Non seulement c’est très beau, mais c’est aussi local ! En effet, si la conception du projet est mise en oeuvre au siège de l’entreprise en plein cœur de la Bretagne, les graviers, le sable et les plantes utilisées pour l’installation de ce fameux jardin proviennent tous de la région du client

Rezo : Quelles sont les valeurs clés de l’entreprise ?

Edwige Le Douarin : Martin Werckmann – qui travaillait dans un bureau d’étude et moi-même, Ingénieure avec une formation en génie de l’environnement – nous nous sommes très rapidement trouvés dans ce projet commun, avec la création d’un concept autour de :
L’écologie : Aquatiris met son expertise au service de l’environnement. C’est un jardin qui contribue à la préservation de la biodiversité des zones humides.
La qualité française : Pour Aquatiris, la qualité se trouve dans le « made in France ». Le réseau est composé d’experts locaux, avec plus de 200 emplois partout en France.
Le partage et la convivialité : C’est dans l’esprit de partage, de bienêtre et de convivialité que le réseau se développe au quotidien.

Rezo : Quels sont les profils de vos franchisés ?

Edwige Le Douarin : Le premier franchisé a rejoint le réseau en 2007 et s’est installé en Mayenne. Désormais avec près de 70 franchisés dans toute la France, Aquatiris est à la recherche de profils qui ont des compétences avérées dans le commercial, la conception de projet et le suivi de chantier, ainsi qu’une forte appétence pour les métiers de l’eau. Femme ou homme de terrain, la connaissance du tissu économique est un atout supplémentaire pour mener à bien ce projet en franchise !

Pour les accompagner au quotidien, la tête de réseau est composée d’une équipe d’une vingtaine de salariés, dont une cellule animation de 4 personnes et 2 animateurs terrain qui visitent les franchisés entre 3 à 4 fois par an.

Les franchisés sont organisés comme des bureaux d’études et travaillent avec le process suivant : visite client/ remise d’un rapport technique/ réalisation des travaux / contrôle et remise du carnet d’entretien / possibilité d’entretien. Ils n’ont pas d’agence physique et travaillent avec des installateurs locaux.

En complément, le système Aquatiris bénéficie d’une reconnaissance par les structures officielles des Services Publics d’Assainissement Non-Collectif, les Agences Régionales de Santé et les Ministères de la Santé et de l’Environnement. De plus, nous avons positionné la recherche et le développement au coeur du réseau ! Le service recherche et développement a pour objectif d’accroître l’application des solutions d’assainissement tout en améliorant l’impact écologique des solutions mises en œuvre.

Rezo : Quels sont vos projets sur le court terme ?

Martin Werckmann : Tout d’abord, la crise sanitaire que nous vivons n’a pas trop ralenti le fonctionnement du réseau, puisque la grande partie de l’activité est organisée en plein air pour l’installation des systèmes, permettant ainsi la poursuite de la majorité des projets.

Les Jeux Olympiques de Paris 2024 nous ont apporté de nouveaux projets ! En effet, certaines épreuves prévues sur la Seine nécessitent de trouver des solutions pour améliorer la qualité de l’eau. Pour le traitement des eaux usées, la ville de Port-Marly (78) a décidé de faire appel aux compétences du Syndicat Intercommunal pour l’Assainissement de la Région de Saint Germain-en-Laye, qui a décidé de mettre en oeuvre un projet novateur ! En effet, Aquatiris travaille depuis 2015 sur la problématique des effluents des péniches sur les canaux, et c’est en partenariat avec la société Carré de Vie, que nous avons développé une nouvelle solution : la phytoflottante ! Le Syndicat Intercommunal a décidé de mettre en oeuvre ce projet novateur, avec dans un premier temps l’installation de deux barges ayant pour objectif de suivre les performances de traitement, afin d’étendre cette solution.

L’inauguration a eu lieu le 25 septembre dernier. Nous sommes très fiers de ce nouveau projet ! Nous souhaitons également poursuivre notre développement dans une démarche écologique forte, au cœur de notre concept, notamment en sélectionnant des interlocuteurs locaux au plus près des clients, avec l’utilisation de produits écologiques, ou encore de produits issus de filières de recyclage… Aquatiris souhaite poursuivre son implantation sur le territoire national (actuellement 75% de présence) mais songe également à une stratégie de développement à l’international ! Le réseau vient tout juste de lancer un site dédié au recrutement de nouveaux franchisés ; et nous sommes très présents sur les réseaux sociaux. On espère que les avantages de notre système séduiront de nombreux particuliers dans toute l’Europe, qui recherchent une solution écologique pour le traitement de leurs eaux usées…

 

Propos recueillis par Stéphanie Morlan, Responsable communication FFF



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