Coronavirus - Paroles d'experts FFF

  

 

La Lettre des Experts du Collège de la FFF

 

Ils partagent avec les réseaux adhérents, leurs réflexions, leurs analyses
et bonnes idées pour les accompagner dans cette crise du coronavirus. 
 

 

Préambule

En cette période difficile pour tous, la solidarité est de mise et les experts du Collège de la FFF sont plus que jamais mobilisés… Sensibles aux efforts déployés par la FFF, ils entendent apporter leurs voix (et ici leurs plumes) pour partager leurs connaissances des sujets et prodiguer des conseils utiles pour traverser la crise, préparer le déconfinement et booster la reprise.

Comment gérer le présent et préparer l’avenir ? La FFF relaye les contributions des experts qui sont d’abord et avant tout des praticiens indépendants. les points de vue exprimés dans cette Lettre n’engagent pas la FFF, pas plus qu’elles n’expriment la « doctrine » du Collège. Cette Lettre se veut un relais – parmi d’autres – d’idées, de suggestions, de témoignages qu’en d’autres temps les experts auraient partagés en plénières mais qu’il est apparu utile de communiquer en direct aux réseaux.

Formons le vœu que cette Lettre contribue à nous rendre collectivement plus forts pour affronter cette crise et préparer le rebond.

Rose-Marie Moins, Responsable des relations FFF/ Collège des experts
Rémi de Balmann, Coordinateur du Collège des experts de la FFF

 

11 mai 2021

Comment valoriser les actifs immatériels d’un franchiseur ? (Episode 3/3)

Par Christophe Grison, Avocat Département Droit Economique – Cabinet Fidal

La valeur d’une entreprise, telle que celle d’un franchiseur, est principalement liée à la valeur de sa marque, de ses autres signes distinctifs et de son savoir-faire qui constituent finalement la grande partie de son « actif d’exploitation ».

La valorisation de ces actifs immatériels peut être réalisée selon différentes méthodes. Sans être exhaustif, nous pouvons distinguer les méthodes relatives et les méthodes intrinsèques.

 

Les méthodes relatives consistent à trouver des actifs immatériels comparables à celui à évaluer. Autrement dit, il s’agit d’évaluer une marque ou un savoir-faire en le comparant à une autre marque et savoir-faire qui doivent donc être suffisamment proches de ceux à évaluer. Cette méthode fonctionne à partir du moment où l’on dispose du prix des actifs considérés comme comparables. Dès lors, il est nécessaire d’avoir connaissance d’un grand nombre de transactions sur les marques et/ou le savoir-faire d’un secteur d’activité. Cette approche directe peut s’avérer être relativement délicate à mettre en œuvre au sein de réseaux de franchise car ce type de transactions reste relativement rare. Lire la suite

 

 

5 mai 2021

Quelles sont les différentes étapes d’évaluation de vos actifs immatériels ? (Episode 2/3)

Par Christophe Grison, Avocat Département Droit Economique – Cabinet Fidal

La démarche de valorisation d’actifs immatériels constitue un outil de pilotage précieux pour la prise de décision par le top management. Celui-ci pourra ainsi s’appuyer sur des outils d’évaluation des actifs immatériels afin de renforcer son avantage concurrentiel, en déterminant les savoir-faire à développer pour créer de la valeur, et ainsi être mieux éclairé sur ses choix d’investissements.

Toutefois, avant de valoriser ses marques et son savoir-faire, le franchiseur devra réaliser une évaluation de ses actifs immatériels. Nous pouvons distinguer 4 grandes étapes permettant d’évaluer des actifs immatériels :

 

 1 - Identifier et cartographier les actifs immatériels de l’entreprise :

Avant de valoriser ses actifs immatériels, le franchiseur devra notamment avoir répondu aux questions suivantes ce qui lui permettra d’évaluer la qualité de ses actifs immatériels : 

  • Mon savoir-faire est-il secret ?
  • Mon savoir-faire est-il identifié ?
  • Mon savoir-faire est-il substantiel ?
  • Ma marque et mon savoir-faire sont-ils protégés efficacement ?

La réponse à ces questions s’effectue au travers d’un audit composé de sous-questions qui vont permettre d’attribuer une note globale au savoir-faire à valoriser.

Cela suppose que la tête de réseau réalise un travail d’identification et de cartographie de ses actifs immatériels. L’on sait que le savoir-faire d’un franchiseur comporte bien souvent de multiples composantes telles que la fabrication ou la vente des produits, la gestion de la chaîne logistique, le marketing du point de vente, les fichiers clients, les bases de données, le logiciel de l’enseigne, le savoir-faire digital, etc.

Le travail d’identification de ces actifs immatériels sera facilité par le manuel de savoir-faire qui doit être régulièrement actualisé. Cependant, ce manuel n’intègre pas tout le savoir-faire d’une tête de réseau. Ainsi, si l’on prend une franchise créant ses propres produits (par exemple, des crèmes et autres produits cosmétiques) pour les vendre à ses franchisés, il n’est d’aucune utilité pour le franchiseur d’indiquer dans le manuel de savoir-faire comment il les fabrique puisque les franchisés ne sont nullement amenés à les fabriquer eux-mêmes. Or, ce savoir-faire lié à la conception de nouveaux produits est valorisable pour peu qu’il puisse être matérialisé au travers de documents tels que des cahiers de laboratoire. Lire la suite

 

20 avril 2021

Pourquoi les franchiseurs devraient-ils s’intéresser à la valorisation de leurs actifs immatériels ?

(Episode 1/3)

Par Christophe GRISON - Avocat Département Droit Economique – Cabinet Fidal

En raison de la crise sanitaire que nous traversons, la valorisation des actifs immatériels (marque et autres signes distinctifs, savoir-faire) développés par un franchiseur pourrait s’avérer être un enjeu primordial pour les têtes de réseau dans les prochains mois.

 Un concept de franchise repose essentiellement sur des actifs immatériels qui sont protégeables par des droits de propriété intellectuelle ou bien via d’autres outils juridiques tels que des clauses de confidentialité, de non débauchage, etc. stipulées dans les différents contrats conclus avec les partenaires du franchiseur (tels que ses franchisés ou salariés).

Or, ces actifs, qui exigent de la part de la tête de réseau, une mobilisation de moyens financiers importants ne sont pourtant pas valorisés à leur juste valeur dans les éléments comptables de l’entreprise. Par exemple, une marque créée par un franchiseur n’apparait généralement pas dans ses comptes alors qu’indéniablement elle acquiert, au fur et à mesure du développement de l’enseigne, une notoriété grandissante et peut donc représenter un actif essentiel et valorisable en tant que tel. De même, dans les franchises de distribution, pourvu de laboratoires de recherches & développement, apparaitront dans les comptes de résultat les coûts liés à ces recherches alors que la valeur de ce savoir-faire en R&D est potentiellement très élevée. Lire la suite

 

11 janvier 2021

L’intérêt supérieur du réseau : arme de construction massive

Par Rémi de Balmann, Avocat associé D, M & D

Plus que jamais en cette période de crise sanitaire, franchiseurs et franchisés ont pris la mesure de cette force que constituait le réseau : intelligence collective, partage des informations, effet réseau…

La franchise n’a pas seulement fait montre depuis un an de résilience, elle a prouvé à ceux qui en doutaient encore qu’elle est capable de réactivité et d’inventivité face à de nouveaux défis et à de nouveaux enjeux.

Et comme jamais auparavant la crise sanitaire à laquelle nous continuons d’être confrontés a mis en lumière que les contrats d’adhésion à un réseau et tout spécialement les réseaux de franchise sont conclus « dans l’intérêt commun des deux parties », pour reprendre les termes de l’article L. 330- 3 du Code de commerce issu de la loi Doubin. Lire la suite

 

26 juin 2020

Une clause de force majeure dans les contrats de franchise : une fausse bonne idée !

Par Rémi de Balmann, Avocat associé D, M & D

Passée cette terrible période de confinement que personne – c’est certain – n’avaient prévue, d’aucuns incitent les franchiseurs à insérer dans leurs contrats une clause dite de « force majeure » destinée – selon eux – à encadrer juridiquement tout nouvel épisode éventuel de pandémie ou tout événement qui viendrait paralyser la relation franchiseur-franchisé.

Est-ce bien nécessaire et pertinent ?

Après tout – pourrait-on objecter – « le pire n’est jamais sûr » (Paul Claudel, Le soulier de Satin 1929).

Mais la période récente n’a-t-elle pas contribué à donner plutôt (et malheureusement !) raison à la loi de Murphy pour qui « le pire est certain » !...

Et en matière contractuelle, qui y a-t-il de pire qu’un « évènement échappant au contrôle du débiteur, qui ne pouvait être raisonnablement prévu lors de la conclusion du contrat et dont les effets ne peuvent être évités par des mesures appropriées, (et qui) empêche l’exécution de son obligation par le débiteur » (définition de la force majeure issue de l’article 1218, al. 1 du Code Civil) ? Lire la suite

 

18 juin 2020

Quel rôle doit jouer la franchise dans la reprise économique ?

Par Sylvain Bartolomeu, Franchise Management

La franchise est un mode de développement agile par essence. Par le regroupement de chefs d’entreprises indépendants (franchiseur et franchisés), la franchise responsabilise. Elle permet à chacun d’investir et de bénéficier des fruits de son engagement.

Pour le franchiseur, c’est un véritable accélérateur de développement si et seulement si le modèle de franchise s’inscrit dans une stratégie de distribution cohérente. Le modèle doit être maîtrisé, équilibré et équitable (juste répartition des investissements, maîtrise de son savoir-faire*, de l’animation, de l’assistance…).

Pour le franchisé, c’est l’opportunité d’entreprendre dans un collectif, de bénéficier d’un concept éprouvé, d’une enseigne forte et d’un effet réseau (mutualisation des achats…).

Ce n’est pas un hasard si ces dernières années :

  1. Les succursalistes, industriels, pure players, se sont intéressés à la franchise
  2. La franchise attire toujours autant de candidats souhaitant devenir chef d’entreprise
  3. La franchise n’a cessé de progresser** (tant en chiffre d’affaires, qu’en nombre de franchiseurs et de franchisés). Lire la suite

 

22 mai 2020

Des richesses des réseaux de franchise pour surmonter la crise.
3ème partie : Faire preuve d’agilité et innover - Propos prospectifs

Par Christophe Grison, Fidal

La crise pourrait avoir pour effet de recomposer le paysage économique français, sauf à ce que les réseaux de distribution fassent preuve d’agilité en s’adaptant aux nouvelles façons de consommer des consommateurs qui devraient, au moins pour un temps, limiter leurs achats en points de vente (1). Cela exigera une évolution de leur savoir-faire et une adaptation de leur concept (2). Afin de répondre aux mutations les plus profondes, les têtes de réseau devront réfléchir à faire évoluer leurs stratégies d’approvisionnement et/ou de développement (3).

  • Prendre en compte les nouveaux modes de consommation :

Il est fort à penser que les entreprises dites de l’économie numérique, telles que les GAFAM[1] ou NATU[2], puissent se relever plus facilement de cette crise[3] puisque leur modèle économique repose essentiellement sur internet et les réseaux sociaux ce qui, à l’évidence, évite, ou tout du moins limite, les contacts entre les personnes. Certains de ces géants du web, mais également les entreprises de vente à distance et du e-commerce, pourraient dès lors accélérer leur présence physique en acquérant des points de vente leur permettant peu à peu de diversifier les contacts avec leurs clients. Lire la suite

 

19 mai 2020

Des richesses des réseaux de franchise pour surmonter la crise.
2 ème partie : Adapter et sécuriser ses relations contractuelles.

Par Christophe Grison, Fidal

Après la fin de la période d’urgence sanitaire, les têtes de réseau devront réfléchir à adapter et sécuriser les relations contractuelles avec leurs différents partenaires commerciaux et ce, afin de prendre en compte les conséquences de cette crise et, être à même de réagir plus efficacement lors de la prochaine crise. En ce sens, les têtes de réseaux devront agir à deux niveaux : d’une part, sécuriser leurs approvisionnements avec leurs fournisseurs (1) et d’autre part, apporter les modifications contractuelles nécessaires au contrat de franchise (2) et enfin, gérer les relations contractuelles individuelles avec certains de leurs franchisés (3).

  • Adapter sa chaîne d’approvisionnement et sécuriser ses relations fournisseurs :

Dans le cadre du premier niveau, il s’agira de réaliser un audit de ce qui a opérationnellement fonctionné ou non, et d’apporter les correctifs nécessaires permettant de structurer et de sécuriser les approvisionnements du réseau de franchise. Les difficultés, voire les ruptures d’approvisionnement et /ou la faillite de fournisseurs, exigeront de diversifier et/ou d’augmenter le nombre de fournisseurs référencés et/ou de relocaliser certaines productions. Elles pourront également entraîner la résiliation de certains contrats fournisseurs et dans cette hypothèse, il conviendra d’éviter toute rupture brutale des relations commerciales établies[1]. Lire la suite

 

15 mai 2020

Des richesses des réseaux de franchise pour surmonter la crise.
1ère partie : Assurer la stabilité du réseau et préparer l’après-crise

Par Christophe Grison, Fidal

La coopération entre franchiseur et franchisés et la mobilisation des structures de dialogue constituent deux éléments primordiaux, en ces temps de crise, pour maintenir la confiance et assurer la stabilité des réseaux (1). Il conviendra de gérer, d’une part, la relation de franchise qui pourra connaître quelques vicissitudes durant cette période de crise (2), sans oublier, d’autre part, la relation avec le client, qui constituera un élément essentiel au sortir de la période d’urgence sanitaire (3).

  • Faire adhérer les franchisés aux décisions à prendre :

La coopération entre franchiseur et franchisés s’est révélée essentielle dès le début de la crise sanitaire puisque des décisions stratégiques pour les réseaux ont dû être prises et mises en œuvre très rapidement. Certains franchiseurs ont ainsi créé des cellules de crise permettant de gérer et d’informer au mieux les membres du réseau sur la poursuite ou non de leur activité à la suite des mesures gouvernementales.

Un plan de continuité d’activité (PCA) a pu être réalisé pour les activités non frappées de fermeture. Dans cette dernière hypothèse, nombre de franchiseurs ont fait évoluer très rapidement leur savoir-faire en y intégrant les risques sanitaires. A défaut de pouvoir être intégrés, ils ont pu demander à leurs franchisés de fermer leur(s) point(s) de vente afin de protéger l’image et la réputation de l’enseigne qui pouvaient être mise à mal, notamment dans l’hypothèse d’une contamination de clients ou de salariés. Lire la suite

 

13 mai 2020

Des richesses des réseaux de franchise pour surmonter la crise.

Par Christophe Grison, Fidal

L’épidémie de Covid-19 a fortement impacté l’activité des réseaux de franchise qui opèrent dans un grand nombre de secteurs d’activité. Au-delà des commerces fermés administrativement, beaucoup ont dû cesser leur exploitation par manque de produits, de personnel ou de clients et ceux restés ouverts ont vu leur chiffre d’affaires chuter considérablement.

Face à cette épidémie, c’est tout l’écosystème de la franchise qui s’en trouve perturbé et, en premier lieu, la relation de franchise dont l’exécution du contrat peut être rendue plus difficile.

Qu’en sera-t-il lorsque la crise sanitaire sera passée ? Tout redeviendra-t-il comme avant ou bien  des bouleversements plus conséquents impacteront-ils le commerce physique, et plus spécifiquement les réseaux de franchise ? Lire la suite

 

3 questions, 3 réponses claires de l’expert-comptable aux dispositions d’aides aux entreprises.

Par Olga Romulus, Fiducial

Angélique a un salon d’esthéticienne. Elle avait prévu d’embaucher une nouvelle salariée avant la crise sanitaire. Peut-elle encore annuler cette embauche ?

Dans la situation de cet employeur, il existe trois cas de figures :

1er cas : il n’existe qu’un accord oral entre l’employeur et le futur salarié

Si aucune promesse d’embauche ni aucun contrat de travail n’a été signé entre l’employeur et le futur salarié, l’employeur est libre de s’engager ou de se rétracter.

2ème cas : L’employeur a transmis une promesse d’embauche écrite à son futur salarié

Une promesse d’embauche précisant le poste concerné, la rémunération et la date d’entrée en fonction, vaut contrat de travail et engage la responsabilité de l’employeur

En cas de rétractation, la rupture par l'employeur s’apparente à un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Lire la suite

Prêt garanti par l'Etat : une nouvelle aide pour la trésorerie des entreprises.

Par Stéphanie Cinato Di Fusco & David Vanalderwerelt, In extenso

L’Etat met en place la garantie à hauteur de 300 milliards d’euros sur les prêts bancaires dont les entreprises peuvent avoir besoin pour préserver leur activité et maintenir les emplois pendant cette période de crise sanitaire.

Qui sont les bénéficiaires du prêt garanti par l’Etat ?

Les entreprises éligibles sont en principe toutes celles qui ont une activité économique.

Dans ce cadre, sont éligibles notamment les sociétés, les commerçants et artisans, les exploitants agricoles, les professions libérales, les micro-entrepreneurs, les associations et fondations ayant une activité économique...

A l’inverse, sont expressément exclues du bénéfice de ce dispositif :

  • les sociétés civiles immobilières(à l’exception de certaines : construction-vente, monuments historiques classés,…);
  • les établissements de crédit et les sociétés de financement (les autres entreprises du secteur financier sont éligibles)

 

Spécificités liées à la santé financière de l’entreprise
Depuis le 8 mai, l’exclusion légale des entreprises en difficulté ne concerne désormais que les entreprises qui, au 31 décembre 2019 : Lire la suite

 

13 mai 2020

3 questions, 3 réponses claires de l’expert-comptable aux dispositions d’aides aux entreprises.

Par Olga Romulus, Fiducial

Nathalie est gérante d’un supermarché et elle souhaite récompenser ses salariés qui sont sur le front tous les jours.

Elle a entendu parler d’une prime de 1.000€ défiscalisée, qu’en est-il exactement ?

Il s’agit en fait de la reconduction de la prime de pouvoir d’achat de 2019 qui a été assouplie par l’ordonnance du 1er avril 2020 en raison de l'épidémie de Covid-19.

Désormais, tous les employeurs pourront verser cette prime sur simple décision unilatérale de l’employeur sans mettre en œuvre un accord d’intéressement.

La date limite de versement de la prime est repoussée au 31 août 2020 contre le 30 juin auparavant

Pour bénéficier de l’exonération d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales, le montant de la prime ne doit pas excéder 1.000 € par personne, ou 2.000 € pour les entreprises qui disposent déjà d'un accord d'intéressement ou qui concluront un tel accord d'ici le 31 août 2020. Lire la suite

 

05 mai 2020

Repenser votre développement de réseau pour rebondir

Par Sylvain Bartolomeu, Franchise Management

Cette crise sans précédent n’a rien de comparable avec celles que le marché de la Franchise a déjà pu vivre depuis sa création, notamment celle de 2008. Son origine sanitaire, sa violence économique, son contexte sont différents.

A cela, il faut ajouter les bouleversements et les incertitudes qu’elle génère : Inquiétudes des consommateurs (2ème vague, extinction du virus ?), impacts sur nos conditions d’exploitation (nouvelles normes sanitaires), mais aussi et surtout impacts sur nos logiques d’investissements.

Nous le savons tous, le meilleur allié de l’économie, le tiers facteur au sens d’Alain Peyreffite, c’est la confiance.

Les candidats à la franchise sont, au même titre que tout consommateur ou investisseur, impactés par le facteur confiance. Lire la suite

 

3 questions, 3 réponses claires de l’expert comptable aux dispositions d’aides aux entreprises.

Par Olga Romulus, Fiducial

Mathieu a une boutique de chocolats et emploie un CDD dont le terme est prévu au 30 avril.   Peut-il rompre dès à présent ce contrat en raison de l’actuelle crise sanitaire ?

En tant qu’employeur, vous pouvez ne pas renouveler un CDD qui arrive à échéance mais il serait illégal de mettre fin à un contrat en cours sous prétexte que la mission ne peut plus s’exercer du fait du confinement ou de la suspension de l’activité.

Vous devez déclarer ce salarié au chômage partiel jusqu’au terme prévu de son contrat.

Tous les contrats de travail quelle que soit leur nature (CDI, CDD, saisonnier, …) sont éligibles au chômage partiel.

A la fin de son contrat et si les conditions sont remplies (notamment la durée minimum d’activité) votre salarié pourra s’inscrire à Pôle Emploi pour percevoir son allocation chômage. Lire la suite

 

24 avril 2020

Bien communiquer en cette période de confinement

Par Agnès Heudron, Cabinet Infinités Communication

Dès le départ, la pandémie de COVID-19 a bouleversé le paysage médiatique et a perturbé la communication des entreprises, car personne n'était préparé à un tel impact sur l'économie d'un pays. Beaucoup de questions se posent. Doit-on continuer à communiquer ? De quelle manière ? Quels canaux privilégier ? Quels contenus proposer ? Comment maintenir le lien avec ses différents publics ? Doit-on se réinventer ?

Alors que la France fonctionne au ralenti, il appartient aux marques, si elles veulent que la reprise se passe au mieux, de trouver un bon équilibre dans leur communication, entre la légèreté du ton et le respect des circonstances actuelles.

  1. Mesurez les prises de parole  Lire la suite

 

3 questions, 3 réponses claires de l’expert-comptable aux dispositions d’aides aux entreprises

Par Olga Romulus, Fiducial

Jean est réparateur automobile dans une enseigne connue et il souhaite reporter les échéances de son emprunt qui se termine en décembre 2023.

Comment doit il procéder ?

Jean est dans le cas où son entreprise demeure ouverte mais subit une baisse très significative de CA

La règle directrice pendant cette période est donc bien de « réduire la voilure » en limitant ses sorties de trésorerie

Depuis le 15 mars 2020, la Fédération Bancaire Française a dévoilé des mesures d’accompagnement pour redonner du souffle à la trésorerie des entreprises et envisager le plus sereinement possible la poursuite de l’activité Lire la suite

 

20 avril 2020

Franchisés et franchiseurs : Affronter et sortir de la crise par le haut, ensemble !

Par Olga Zakharova-Renaud, Cabinet BMGB et Associés & Cécile Peskine, Cabinet Linkea

Partie 2

- Faire évoluer le savoir-faire pour faire face à la crise

Dans l'urgence, Franchiseurs et Franchisés doivent également démontrer leur agilité pour faire évoluer les concepts et le savoir-faire, afin de répondre aux attentes et besoins vitaux de la clientèle.

Les réseaux dont l'activité n'est pas arrêtée ont ainsi adapté les "gestes barrières" à leurs commerces : les marquages au sol, vitres en caisse, gels hydro-alcooliques à l'entrée des magasins et files d'attente, qui ne résultent pas d'un décret mais de la créativité des commerçants. Les mesures de "retrait sans contact" pour les activités de drive sont également le fruit de leur imagination, afin de toujours veiller à la protection du client et des salariés. Lire la suite

 

Loyers commerciaux : incidence de l'épidémie du covid-19 

Par François-Luc Simon, Cabinet Simon Associés

Résumé. A l’heure actuelle, la crise sanitaire du covid-19 impacte directement l’exploitation des points de vente en franchise et place parfois les franchisés dans une situation de détresse financière.  Faute de chiffre d’affaires, ces derniers peuvent se retrouver dans l’impossibilité de régler leurs loyers.

Pour approfondir. Afin de ralentir la propagation du virus du covid-19, l’arrêté rendu le 14 mars 2020 (modifié par arrêté du 15 mars 2020) ordonne la fermeture des « lieux accueillant du public non indispensables à la vie de la nation tels que (…) les commerces ». Lire la suite

 

L’impact du COVID 19 sur les procédures judiciaires civiles et les procédures administratives en matière de propriété intellectuelle

Par Vanessa Bouchara, Cabinet Bouchara Avocats

Tant les procédures judiciaires que les procédures administratives devant les Offices de Marques ont fait l’objet de suspensions.

Cependant, des actions judiciaires sont encore possibles sous certaines conditions.

Les Offices de Marques continuent quant à eux de fonctionner presque normalement, en acceptant tous nouveaux dépôts et en respectant les délais d’implémentation des nouvelles procédures en droit des marques.

  1. La suspension des délais applicables aux procédures judiciaires

L’ordonnance n°2020-306 du 25 mars 2020, publiée au journal officiel, relative à la prorogation des délais échus pendant la période d’urgence sanitaire et à l’adaptation des procédures pendant cette même période, prévoit en son article 2 que : Lire la suite

 

Les fonds d’investissement au secours des réseaux : angélisme ou lucidité ?

Par Rémi de Balmann, Avocat associé D, M & D

De la même façon que beaucoup ont fustigé la franchise participative, nombreux sont ceux qui voyaient d’un mauvais œil l’entrée des fonds d’investissements dans les réseaux !

A commencer par les franchisés…

Or, et comme pour l’assistance financière du franchiseur, il n’y a que des cas d’espèces et tout est affaire de circonstances et de finalités.

J’écrivais dans ma précédente lettre du 9 avril que si rien n’oblige les franchiseurs à aider financièrement leurs franchisés, ceux qui le peuvent seraient bienvenus de le faire.

Pour certains, sans doute, une Idée saugrenue, uniquement destinée – sous couvert d’un « geste » bien hypothétique – à mettre les franchiseurs à l’abri de réclamations intempestives de leurs franchisés… Lire la suite

 

15 avril 2020

Le covid accélère le développement des réseaux

Par Julien Siouffi, Franchise Marketing Factory

L’indice de proportion d’intérêt pour le mot “franchisé” dans les requêtes Google a plus que triplé, lorsqu’on compare avril 2020 à avril 2019*. L’impact du confinement sur le gisement de candidats à la franchise est porteur de nombreux espoirs pour les réseaux en développement.

  • Plus de candidats

La crise économique qui s’annonce augmentera mécaniquement le nombre de demandeurs d’emploi, vivier historique de la franchise (74% des franchisés étaient d’anciens salariés**). La durée limitée de l’indemnisation chômage, conjuguée à la difficulté à retrouver un emploi en période de crise, favorise la création de franchises. Lire la suite

 

La franchise plus forte que la crise ?

Par Laurent Delafontaine, Axe Réseaux

Si les chiffres démontrent que la majorité des commerces sous enseigne sont économiquement plus robustes que les commerçants indépendants, il est intéressant de constater dans le temps, que les commerçants en franchise résistent mieux aux effets de crise. Nous pouvons mettre en avant plusieurs raisons qui, n’en doutons pas, fonctionneront aussi pour l’actuelle crise du Covid 19. Lire la suite

 

Franchisés et franchiseurs : Affronter et sortir de la crise par le haut, ensemble !

Par Olga Zakharova-Renaud, Cabinet BMGB et Associés & Cécile Peskine, Cabinet Linkea

Dans le contexte actuel de crise sanitaire et économique, l'adage "L'Union fait la Force" trouve tout son sens, et le choix d'un développement en réseau toute son importance.

Le présent article a vocation à dresser un premier état des lieux - non exhaustif - d'une stratégie d'action commune afin de permettre aux réseaux d'affronter la situation de crise actuelle, préparer une meilleure sortie et d’anticiper la gestion des crises futures.

Et - signe de ce nécessaire front commun qui doit regrouper Franchiseur et Franchisés sous le même maillot dans l’intérêt supérieur de leur réseau - deux expertes, avocates, spécialiste de la défense des franchisés pour l'une, et spécialiste de la défense des franchiseurs pour l'autre, partagent leurs réflexions croisées.

Partie 1 Lire la suite

 

10 avril 2020

L'assistance financière du franchiseur en période de pandémie : jusqu'où et comment ?

Par Rémi de Balmann, Avocat associé D, M & D

Dans le contexte exceptionnel d’une pandémie mondiale et d’un arrêt brutal et quasi-total de toute activité économique, le réflexe naturel – par-delà le souci de rester en vie – est de « tenir » et de chercher de l’aide.

Les franchisés n’échappent pas à la règle et après en avoir appelé aux aides publiques et aux facilités bancaires, ils pourraient être tentés de se tourner vers leurs franchiseurs et de solliciter leur appui. Lire la suite

 

9 avril 2020

Prestations de protection de marques et protection de la trésorerie : quelques idées à l’international !

Par Eric Schahl, Inlex

Face à la crise que nous connaissons, les chefs d’entreprise que nous sommes cherchent à préserver au mieux leur trésorerie immédiate et, lorsque cela est possible, à décaler des dépenses non immédiatement impératives.

Le droit des marques a la particularité de fonctionner avec des délais administratifs (date d’échéance pour renouvellement, délai de priorité, etc.) qui sont autant de moments où des taxes officielles vont devoir être réglées et donc affecter la trésorerie de l’entreprise. Lire la suite

 

3 questions, 3 réponses claires de l’expert comptable aux dispositions d’aides aux entreprises.

Par Olga Romulus, Fiducial

  1. Pierre est franchisé dans le secteur du courtage en travaux. Comment peut-il bénéficier de l’aide de 3.500 € prévue par le fonds de solidarité ?

Le fonds de solidarité a été créé par le décret n°2020-371 du 30 mars 2020 afin de verser une aide rapide de 1.500 € pour le mois de mars aux petites entreprises

Potentiellement, toutes les entreprises sont concernées si le point de vente est fermé en application des arrêtés sur l’interdiction d’accueillir du public ou si leur chiffre d’affaires de mars 2020 est en baisse d’au moins 50% par rapport à mars 2019. Lire la suite

 

7 avril  2020

Quelles seront les nouvelles motivations des candidats à la franchise après la crise ?

Par Sylvain Bartolomeu, Franchise Management

Ces dernières années, les consommateurs ont commencé à développer une attention particulière à la responsabilité sociale des entreprises.

Les signaux faibles sont parfois avant-coureurs de tendances de fond, et avant même cette crise les franchiseurs ont pu constater que les préoccupations environnementales, sociétales, éthiques, étaient de plus en plus prégnantes dans l’acte d’achat. La crise que nous vivons actuellement sera un accélérateur de ces tendances.  Lire la suite

 

 



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