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Le 29 septembre, la FFF réunissait pour la première fois dans le contexte de ses rencontres entre franchiseurs et franchisés les partenaires de ceux-ci au plan local - les élus, qu’ils siègent dans des conseils municipaux ou dans des CCI. Avec l’aide du Club des managers de centre ville et le généreux soutien de LCL et de MoodMedia, la FFF a rassemblé au MK2 Bibliothèque plus de 150 participants bien décidés à reconstruire ensemble des centre ville vivants... et commerciaux.
À l’ombre de la Grande bibliothèque de France, le multiplexe cinémas - boutiques - restaurants du MK2 Bibliothèque est l’un des fleurons de ce nouveau quartier de l’avenue de France - et un sujet de travaux pratiques pour les participants au colloque La franchise au cœur des vies, au cœur des villes. Nombreux sont les intervenants qui ont fait allusion à l’offre commerciale de ce quartier de Paris encore en construction, entre Bercy et la rue de Tolbiac. Ce n’est pas une mince affaire en effet que de réconcilier les deux rives de la Seine et de leur faire parler le même langage urbain... Stratégie dynamique forte aujourd’hui de plus de 1100 réseaux et de 47000 franchisés (la barre des 50000 devrait être dépassée en fin d’année), la franchise, a rappelé Guy Gras, le président de la FFF, en guise d’introduction, est indispensable au développement commercial des villes. Et pourtant, trop nombreux sont les élus qui n’en sont pas encore complètement conscients. Depuis quelques années cependant, les mentalités évoluent. Les municipalités embauchent des managers de ville, souvent en synergie avec les Chambres de commerce. Managers pour lesquels la franchise est un des principaux outils d’équipement d’une ville en matière de commerces et de services. Le franchisé est non seulement l’ambassadeur d’une enseigne : il est aussi un entrepreneur local qui connaît son terrain d’opérations et sait comment le dynamiser. Ce qui manque rarement de profiter aux commerces qui l’entourent. C’est une évolution que les réseaux bancaires, et en particulier LCL, observent de près : “La franchise, dit Christian Du-villet, le directeur général de la banque, est un extraordinaire système qui permet à tout commerçant d’exercer son activité dans un cadre plus sécurisant afin de se consacrer davantage encore au client et au service...” D’où l’intérêt pour un établissement bancaire d’être présent et actif à la confluence de ces deux mouvements, franchise et développement urbain et commercial. Après les interventions roboratives de Guy Gras, de Christian Duvillet et de Laurent Caraux, patron de l’enseigne El Ranchi et coordonnateur du comité de dialogue franchiseurs - franchisés, le maître de cérémonie de la journée, Michel Choukroun, a animé quatre tables rondes et trois interventions spécifiques. Débats enracinés dans la relation fructueuse entre les franchiseurs et les franchisés, nourrie d’échanges et de partages d’expériences, pour le meilleur et parfois pour le pire, comme l’a rappelé Jean Dalaudière, président des franchisés du groupe Accor. “Un réseau est plus fort qu’un individu isolé”, a précisé Stéphanie Heller, franchisée Jeff de Bruges, présidente du conseil consultatif de l’enseigne et administratrice de la FFF. Et c’est cette expérience propre au réseau d’indépendants qui peut transformer et influencer le rôle d’un commerçant dans le tissu local - animations, associations, relation avec des élus. Comme le dit un autre franchisé Jeff de Bruges, Hervé Arselin, un franchisé n’apprend pas seulement un métier (qui bien souvent est entièrement nouveau pour lui) mais également une façon de travailler et de partager ses meilleures pratiques. Franchisés et franchiseurs deviennent des experts du travail en réseau et leur engagement auprès des autres acteurs du commerce dans les villes ne peut être que bénéfique. Tous les obstacles sont-ils donc levés pour que la franchise trouve sa place dans les villes ? Tous les élus locaux ont-il la curiosité et la vision d’un Christian Jacob, maire de Provins, ou d’un Jean-Loup Metton, maire de Montrouge ? L’un et l’autre parlent avec lyrisme et lucidité de leur ville, qu’ils connaissent dans les moindres détails, et de ce dont ces villes ont besoin pour vivre et servir leurs habitants. Sur un autre registre, Anne-Gwenaëlle Lopez et Cécile Meauxsoone, toutes deux managers de ville (l’une à Vanves, l’autre à Oullins) démontent avec enthousiasme les fins mécanismes de l’harmonisation urbaine. Mais au plan local, le courant ne passe pas toujours. Certaines villes ne connaissent pas la franchise ; d’autres se méfient des “services lucratifs”, d’autres attendent que “ça passe” et n’anticipent ni sur les remous économiques, ni sur les évolutions démographiques de leurs populations. Une balle que Jean-Paul Charié, député du Loiret et rapporteur de la loi sur la modernisation économique, saisit au bond. Ce passionné de longue date du commerce et des services urbains est en mission pour le ministère de l’économie. Il veut comprendre et recenser les pratiques - les meilleures, pour en faciliter le partage, et les pires, pour y remédier. Une démarche d’amélioration et de mise en commun des énergies qui mobilisera autant les élus que les entrepreneurs - et donc les franchiseurs et leurs réseaux. Ceci au service d’un habitant / consommateur / citoyen qui a soif de convivialité, d’animation, de sécurité, et parfois aussi, comme le rappelera Robert Rochefort dans son intervention finale, d’enchantement. La beauté du XXIe siècle se trouve peut-être aussi, pense-t-il, dans des lieux de commerce et de service, travaillés par les lumières, les transparences, les ambiances. Une pensée réconfortante à l’approche des longues nuits de l’hiver... Pour télécharger les Actes : Dans la même rubrique |
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