Hervé Bouvry, 46 ans, franchisé Speedy, est l’un des promus à la distinction du Ruban d’argent en 2009. Volontaire et chaleureux, il a réussi, depuis le début de sa carrière, à concilier réussites humaines et économiques...

Sur les hauts de Corbeil, Hervé Bouvry a repris il y a à peine un an un centre qui ne marchait pas bien. C’est une vocation depuis quasiment vingt-cinq ans chez cet homme au sourire chaleureux ... Avec un CAP en poche, Hervé Bouvry s’était lancé au début des années 1980 dans l’entreprise en solo, en ouvrant un garage. L’affaire n’avait pas marché, et Hervé Bouvry a été embauché chez Plein Pot, dont les dirigeants n’ont pas tardé à remarquer son singulier talent à “remonter les boîtes”. En 1988, Hervé décide de repasser le pas de l’indépendance et, avec 10000 francs en poche et quelques crédits sur les épaules, devient franchisé Plein pot en région parisienne. Plein pot racheté par Speedy quelques années plus tard, Hervé passe lui aussi sous la bannière bleue et rouge - et cela fait vingt ans que cela dure.

(PNG) Hervé Bouvry ne manie pas la baguette magique, mais bien plus simplement (et peut-être bien plus mystérieusement) les relations humaines, les vraies. “Je crois, dit-il sans fausse modestie, que j’ai un bon relationnel.” Certains de ses salariés le suivent depuis plus de 15 ans. Il a repris et revendu Montrouge (au bout de 19 ans : il ne voulait pas y rester 20...), Abbeville (un peu loin de son périmètre), Drancy “où je ne me sentais pas si bien que ça”, et est implanté aujourd’hui à Rambouillet, Ville du Bois et Corbeil, avec une reprise en vue à Vigneux.”Ce qui me plaît, au fond, c’est de prendre un centre, de former une équipe et des chefs de centre, qui puissent le reprendre ensuite... J’aime bien foncer, pourvu qu’il n’y ait pas de mur en face.” Un dévouement à ses salariés et à ses clients qui en fait aussi un des franchisés les plus avant-gardistes et atypiques de chez Speedy. “J’aime essayer, anticiper, aller au devant des clients... “ Multi-franchisé mais pas investisseur, exploitant polyvalent, c’est aussi, selon ses propres dires, “une grande gueule” qui s’est engagé très vite dans les structures de dialogue de Speedy.

Hervé Bouvry a été également le premier franchisé Speedy à nommer une femme chef de centre. “L’auto, c’est un milieu un peu macho... Ça a fait du bien aux clients et aux équipes.” Et il ne cesse de recevoir et de former des apprentis - deux actuellement sur les 19 salariés de l’ensemble de ses centres. Passion d’enseigner, qu’il a cultivée autrefois en donnant des cours de boxe à des enfants et à des adultes. Passion d’apprendre aussi, au contact du monde. “Je m’intéresse à tout !” Ce qui lui permet de bien tenir le coup en temps de crise. “Je vais vers les gens, je prospecte, je propose... Quand j’ai repris Corbeil, on m’a dit : mais tu es fou ! Ce n’est pas le moment. Mais au contraire, c’est justement le moment.” Insatiable et volontaire, il n’hésite jamais à reprendre le tournevis. “ Quand il y a besoin d’un coup de main, je fais comme les autres.” Cette logique du travail en équipe se transfère sans mal à la franchise : “On est bien évidemment bien plus fort dans un réseau que seul...

(Photo Agnès Pain)

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