En attendant Franchise Expo 2006, un petit retour sur l’édition de l’an dernier. À partir du 17 mars, retrouvez notre feuilleton spécial 25 ans du Salon !

Jeudi, veille de salon, Hall 3 du Parc des expositions de la Porte de Versailles

À six heures du soir, on met la dernière main aux stands du salon. Des rouleaux de moquette, des véhicules élévateurs, des chariots se disputent les coursives du Hall 3, presque aussi animé qu’un jour de visite. Sur le stand d’une enseigne espagnole de tapas, trois peintres fignolent une devanture, l’air grave... Le stand de la Fédération, lui, est un grand château blanc, en face de l’entrée principale. Quelques tulipes violettes viendront le compléter demain matin...

En prévision de l’affluence du premier jour les banques d’accueil se sont agrandies. Orange et rouge, elles donnent un bon coup de soleil à l’entrée du salon. Pendant quatre jours, les exposants ne vont pas voir grand-chose de la lumière du jour !

L’édition 2005 de Franchise Expo devrait battre quelques records. Plus d’exposants (450), plus de surface... et plus de visiteurs, espèrent bien sûr ses organisateurs, qui parient non seulement sur les appétits de création d’entreprise des Français, mais aussi sur la popularité croissante de la franchise. Popularité que lui valent ses qualités de sérieux, de proximité et d’innovation.

En attendant les visiteurs (ils étaient 30 000 l’an dernier), les exposants soufflent un peu... et préparent dossiers, prises de rendez-vous et plannings. Certains d’entre eux auront plus de quatre cents contacts... Une certitude : ce salon est riche en concepts nouveaux. Les restaurateurs sont de plus en plus inventifs et l’on note l’arrivée des concepts « écologiquement corrects ». Les services aux personnes et aux entreprises, la signalétique, les agences immobilières... ne sont pas en reste. À 19 h, il faut songer à retrouver le chemin de la sortie. Sous un ciel joliment clair, le Parc des Expositions de la Porte de Versailles fourmille de visiteurs et d’exposants fébriles. Salon du Livre, salon de l’étudiant, salon du Tourisme... Et notre Franchise Expo. Encore quatre jours pour la découvrir !

Vendredi, 6 heures 40.

France Info annonce l’ouverture de Franchise Expo, « événement, précise la radio d’infos continue, qui prend chaque année de plus en plus d’ampleur. » Tendance 2005 : l’internationalisation. Quelque 20 % des visiteurs de l’an dernier venaient de l’étranger. Investisseurs, ils cherchaient (et ils ont souvent trouvé) des réseaux et des concepts à implanter dans leurs pays. Mais l’on rencontrera aussi au salon quelques franchiseurs étrangers qui viennent en repérage.

Vendredi matin : où peut-on avoir un catalogue ?

À neuf heures, ils sont déjà tous là, massés derrière les banques de l’entrée. De neuf heures à deux heures, le flot de questions sera ininterrompu : où peut-on avoir un plan ? Où peut-on avoir un catalogue ? Mais aussi... comment devenir franchisé, ce qui est quand même la question de base à se poser quand on visite Franchise Expo.

Les exposants ont mis la dernière main à leur stand, parfois à la toute dernière minute. La conjoncture est favorable à la création d’entreprise : les salariés s’éloignent de plus en plus du modèle de l’entreprise protectrice. Favorable aussi à la création par le biais d’une enseigne : côté consommateur, on est sensible à la qualité, à l’homogénéité des produits et des services, à la mise en valeur des savoir-faire, à la proposition quasi-personnalisée d’une vision du monde qui passe par certains produits, certaines marques, certains discours. Le commerce est aussi, comme l’ont bien compris les Lollipops et autres Fruits & passion, une question d’attitude...

Un secteur dans lequel l’inventivité est de mise ! Une bonne moitié des visiteurs du stand de la FFF est d’ailleurs constituée de futurs franchiseurs. Ce matin, nous avons vu des créateurs de mode de sport, d’espaces de loisirs... Ils disposent sur le salon de quelques outils pour accélérer le processus : des experts, des banques... et s’ils ont de la chance, des investisseurs croisés au Club Privilège.

À cinq heures et demie, les rendez-vous vont encore bon train sur les stands des exposants. Il faut dire aussi que le programme de conférences finit à 17 heures, et que les futurs franchisés ont donc ensuite deux heures pour commencer à mettre en œuvre ce qu’ils ont entendu au fil de ces tables rondes d’une heure, qui font intervenir franchiseurs, franchisés et experts. Il y a aussi quelques mondanités sur le salon : Dominique Baschet, avocat, est venu présenter et signer son ouvrage sur la franchise, tout frais sorti des presses. On a inauguré en grande pompe le pavillon espagnol... et les exposants se préparent au grand gala de ce soir... La convivialité ne se retrouve pas seulement dans ces moments d’exception, et nombre d’enseignes (et pas seulement celles de la lingerie féminine) animent avec un certain sens du spectacle et de l’accueil leur stand. Le cadeau siglé est un moyen largement utilisé de faire connaître une enseigne.

Un samedi plus léger

«  Ça va ? » « Ça va... mais on croise les doigts pour qu’il fasse un peu moins beau... ». Difficile en effet de devoir quitter, ne serait-ce que pour quelques heures, le premier beau week-end de l’année... Mais certains ne sont venus à Paris que pour le salon. Des délégations de Dubai, de Slovénie, du Congo, des Allemands, des Polonais, des Tchèques, des Belges, des Norvégiens, des Turcs, des Algériens. Que cherchent-ils en France ? Tout d’abord, des enseignes qui s’exportent bien. Et qu’est-ce donc qui s’exporte ? Les concepts auxquels l’origine française ajoute un plus : les boulangeries-pâtisseries, les sandwicheries de qualité, les salons de coiffure, le prêt-à-porter, les fleuristes, la restauration à thème... Mais aussi les concepts de service - nettoyage, agences immobilières...

On aura vu aussi ce matin beaucoup de couples. La recherche d’une activité nouvelle ou d’une création d’entreprise est souvent un projet à deux... Et même si l’affaire repose en général sur un des deux conjoints, l’autre est souvent très impliqué. « Oh, cette idée, c’est plutôt ma femme », disait ainsi un visiteur, époux donc d’une future franchiseuse, mais c’est lui, architecte d’intérieur, qui conçoit le magasin type...

Quand est-ce qu’on mange ?

On les trouve presque toutes à gauche quand on entre au Salon... les enseignes de restauration sont particulièrement nombreuses cette année, et la distinction entre restauration rapide, restauration classique et restauration à thème se fait floue, tant les concepts sont variés, et les nuances subtiles. Le consommateur s’assied de plus en plus confortablement dans les salles de restaurant des « rapides », tandis que les grands classiques du thématique jouent sur le service et la diversification. Les crêpes s’annoncent en franchise, la pizza se vend en cornet, les restaurants se déclinent en cafés... C’est d’ailleurs un concept de la restauration à thème, Un coin de ferme, qui a gagné vendredi le prix des Espoirs de la franchise. Ce qui lui vaudra un stand de 9 m2 l’an prochain sur Franchise Expo 2006, un chèque conseil pour soutenir son développement futur, et l’intérêt soutenu de la presse spécialisée.

Espace détente

Il faut avoir de bonnes jambes sur le salon, ou de l’énergie à revendre. Les visiteurs (et ceux du dimanche sont souvent très famille, n’hésitant pas à venir avec des tout-petits) cherchent vainement un « espace où s’asseoir ». Pas de lieu officiel hors les nombreux cafés du salon, mais les couloirs et la vaste volée de marches qui mène au fond du salon servent bientôt d’espace détente. Les exposants, eux, avaient gardé quelques forces pour samedi soir et leur soirée de gala hispano-mexicaine. Ce qui leur a permis de fêter en beauté les trophées du salon 2005, remis aux meilleurs stands. L’enseigne de boulangerie Le Moulin de Païou repart avec le trophée du stand le plus attractif, les Tapas Lizzaran avec celui du stand le plus représentatif de son concept. Nos adhérents Point Chaud (restauration) et Avis Immobilier sont distingués l’un pour la qualité de l’accueil et l’autre pour la qualité de son information.

Un choix qui doit mûrir

« J’ai l’impression, dit ce jeune chef d’entreprise nerveux, croisé ce matin sur le stand, que les exposants me traitent comme un client et non pas comme un futur partenaire, un futur franchisé.  » Que répondre ? Si la relation entre le franchiseur et le franchisé est d’emblée perçue comme une contrainte, il ne faut peut-être pas s’engager dans un processus de recherche d’enseigne ! Mais cet anxieux n’est pas représentatif de l’attitude générale des candidats à la franchise. La plupart de ceux qui viennent nous parler, catalogue en main, est à la fois plus réfléchie, et plus pragmatique. Ainsi de ces deux amis venus pour se lancer dans l’alimentation générale.

Ils veulent tout savoir de la démarche d’approche du franchiseur, du contenu des contrats, de la formalisation du savoir-faire, de la formation, des méthodes d’animation des réseaux de franchise et, last but not least, du financement d’un projet de franchise. Un futur franchisé est-il bien reçu dans une banque ? Un futur franchisé a-t-il droit à des aides publiques ? Les banques sont très présentes sur Franchise Expo (et leurs stands ne désemplissent pas !) et les plus grandes d’entre elles ont développé depuis longtemps des programmes et des produits spécifiques aux réseaux de franchise. Quant aux pouvoirs publics, leur attitude vis-à-vis de la franchise est de plus en plus positive. Le lendemain, Christian Jacob, le ministre du commerce, sera en effet disert sur la question.

Dimanche, terre de contrastes

Ce dimanche, on n’a pas toujours su sur quel pied danser. Tandis que les exposants nous expliquent que leurs contacts sont de plus en plus pro et réfléchis, nous avons eu sur le stand (situé, il est vrai, juste en face de l’entrée) nombre de visiteurs qui ne savaient pas vraiment ce qu’ils venaient voir. La question la plus étonnante était sans doute : « Et vous avez des exposants dans un autre hall ? » Non, tout est là, dans le hall 3, et avec 400 exposants, cela fait déjà pas mal de monde. Franchise Expo Paris est l’un des plus gros salons de franchise du monde... Et c’est sans doute, French touch oblige, le plus agréable à visiter.

Cela dit, en ce premier dimanche de printemps, le cas de figure le plus fréquent est celui de salariés ou d’actifs des professions libérales que l’esprit d’entreprise commence à titiller, mais qui ne savent pas encore comment ils vont franchir le pas, et dans quelle direction ils vont aller. Ces visiteurs-là ne viennent pas en touristes, ils viennent en repérage. Leur question d’accroche est souvent : « On ne connaît pas grand-chose à la franchise, mais...  » Ceux-là ne vont pas encore au contact des franchiseurs : ce sera l’an prochain... ou pas du tout.

Le tour de la franchise en une heure

C’est lundi, et le ministre du commerce, Christian Jacob, est accueilli dans le hall d’entrée de Franchise Expo par une belle cohorte de franchiseurs. Accompagné du président de la Fédération française de la franchise, Francis Lacroix-Dubarry, et de quelques autres personnalités du monde de la franchise, il a fait (se souvenant sans doute qu’il était maire de Provins, et assez gourmet) quelques pauses remarquées chez Jeff de Bruges, Sylvan, Cavavin, Mikit, Etam... pour finir par Comtesse du Barry et le stand du ministère du Commerce, qui depuis quatre jours renseigne assidûment les porteurs de projet... La conférence qui a suivi lui a donné l’occasion de présenter la campagne du gouvernement en faveur du commerce de proximité, et de rappeler l’importance de la franchise dans la revitalisation des centres-villes. Service, qualité des produits, esthétique des enseignes contribuent à la vie commerciale d’un cœur de ville. Et sur ces trois éléments (et bien d’autres), la franchise est rarement en reste.

C’est fini pour 2005

Franchise Expo 2005 est fini depuis quelques heures... La journée fut dense ; à une demi-heure de la fin du salon, on a encore vu passer des visiteurs à la recherche qui d’une enseigne d’agences matrimoniales, qui d’un fleuriste. Les ouvriers du hall 3 commençaient déjà à ramasser les cartons, les exposants commençaient à plier bagage... ou à ouvrir une dernière bouteille de champagne. Les impressions du lundi étaient globalement excellentes : tous les exposants auxquels nous avons posé la question se félicitaient de la qualité du visitorat. « Les gens qui viennent savent vraiment ce qu’ils veulent. Ils ont un projet, un budget, un emplacement », disaient-ils. Le stand de la FFF a recueilli les futurs franchiseurs... et les indécis, mais ceux-là reviendront sans doute l’an prochain avec un projet affiné... ou reprendront contact dans l’année avec les franchiseurs qu’ils n’ont pas osé rencontrer cette année.

Et le prochain salon ouvre ses portes dans tout juste deux semaines ! Vous avez encore le temps de vous inscrire : www.franchiseparis.com

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