La démarche

La Fédération française de la franchise développe depuis sa création des missions d’information et de promotion de la franchise, tant auprès du grand public intéressé par la création d’entreprise qu’auprès des acteurs du développement commercial - commerçants, élus et pouvoirs publics, institutions, en France et à l’international. Le recensement et la mesure du développement de la franchise en France font partie de ces missions. La FFF publie tous les ans un recensement des réseaux de franchise dans le cadre de son annuaire, Toute la franchise ; elle a initié, avec le groupe Banque Populaire et le CSA, une enquête annuelle sur la franchise ; elle collabore également aux travaux de l’Insee sur les réseaux commerciaux et de service. Dans cette logique, la FFF a souhaité se doter, à l’instar des Etats-Unis, d’une étude d’impact récurrente sur le poids économique de la franchise, qui puisse en mesurer les impacts direct, indirect et induit sur l’économie française. En voici la 3e vague. L’étude a été menée par François Saint-Cast (Diagnostic & Systems).

Le champ de l’étude et la méthode

L’étude porte sur 1234 réseaux commerciaux ou de service utilisant la franchise en France en 2008. Ces réseaux comptent 50129 magasins ou points de vente franchisés et 30341 points de vente en succursale. Du point de vue méthodologique, le calcul de l’impact économique s’effectue en considérant que les entreprises concernées par l’étude génèrent une série de flux successifs de biens et de services, avec leur traduction monétaire en termes de dépenses et de revenus. Ces flux peuvent être saisis à travers différents circuits :
-  les achats et consommations intermédiaires (les entreprises effectuent des achats auprès d’autres entreprises situées sur le territoire national, qui à leur tour se fournissent auprès d’autres entreprises)
-  le circuit de l’investissement
-  les salaires versés aux employés des entreprises étudiées ; ces salaires sont dépensés et / ou investis et impliquent un nouveau flux économique de production de biens et de dépenses.
-  les administrations publiques... Les dimensions étudiées s’expriment en terme de chiffre d’affaires, de valeur ajoutée, d’emplois, d’investissement et de paiement d’impôts, taxes et contributions sociales.

La nature des impacts

Trois étapes dans la présente recherche : • identification de l’ensemble des activités effectuées sur le territoire national et spécifiquement liées à la franchise. • définition des indicateurs pertinents de mesure des impacts macro-économiques, recueil des données pertinentes (principales sources utilisées : enquêtes FFF, Euridile, Alisse). • calcul des impacts
-  Les effets directs qui mesurent le poids économique direct de l’activité prise de façon isolée, c’est à dire sans intégrer les interactions avec le reste de l’économie.
-  Les effets indirects sur les branches qui résultent des achats et charges externes (consommations intermédiaires) nécessaires à produire et commercialiser les biens et services proposés.
-  Effets induits : utilisation par les salariés de leurs revenus pour consommer et investir ; investissements des entreprises et usages que les administrations publiques font des prélèvements obligatoires des impôts et des taxes pour rémunérer leurs agents, pour leurs consommations intermédiaires et finales et pour les investissements.

Impact des points de vente franchisés

• Les 50129 magasins franchisés des 1234 réseaux génèrent à eux seuls un chiffre d’affaires de 47,668 milliards d’euros, compte non tenu de la tête de réseau. Ils emploient 330991 salariés

• Ces franchisés créent une valeur ajoutée de 12,549 milliards d’euros, consacrée pour moitié à la masse salariale, soit 6,28 milliards d’euros

Ces entreprises franchisées consomment des biens et des services. En termes d’effets indirects, elles génèrent • plus de 35,988 milliards d’euros de CA • 215 258 emplois • une valeur ajoutée de 14,991 milliards d’euros • une masse salariale de 6,584 milliards d’euros

Si l’on s’intéresse aux effets induits par la consommation et les investissements des salariés dépendant de l’activité des points de vente franchisés des réseaux de franchise (et les investissements de l’ensemble des entreprises concernées), l’on obtient une deuxième vague de création de richesse et d’activité dépendant de la franchise :

• un CA induit de 33,674 milliards d’euros • 199 670 emplois • une valeur ajoutée de 12,4 milliards d’euros • une masse salariale de 5,287 milliards d’euros.

L’étude s’est également appliquée à mesurer l’impact des succursales et autres entreprises des réseaux de franchise, dont la plupart, en effet, sont mixtes, créant aussi bien des points de vente en propre que des points de vente franchisés.

Impact des succursales

• Les 30341 succursales des 1234 réseaux considérés génèrent à elles seules un chiffre d’affaires de 81,38 milliards d’euros, compte non tenu de la tête de réseau. Elles emploient 361733 salariés • Ces succursales créent une valeur ajoutée de 13,772 milliards d’euros, consacrée pour moitié à la masse salariale, soit 6,675 milliards d’euros

Ces entreprises consomment des biens et des services. En termes d’effets indirects, elles génèrent • plus de 63,058 milliards d’euros de CA • 376 486 emplois • une valeur ajoutée de 26,359 milliards d’euros • une masse salariale de 11,697 milliards d’euros

Si l’on s’intéresse aux effets induits par la consommation et les investissements des salariés dépendant de l’activité des point de vente en propre des réseaux de franchise (et les investissements de l’ensemble des entreprises concernées), l’on obtient une deuxième vague de création de richesse et d’activité :

• un CA induit de 48,568 milliards d’euros • 288 133 emplois • une valeur ajoutée de 17,921 milliards d’euros • une masse salariale de 7,6 milliards d’euros.

Impact des têtes de réseau

Il faut ajouter à ces chiffres ceux générés par les têtes de réseau. Les 1234 réseaux de l’étude emploient 6312 personnes et génèrent un chiffre d’affaire d’un peu plus d’1 milliard d’euro, pour une valeur ajoutée de 0,47 milliard et une masse salariale de 0,272 milliard. Si l’on y ajoute les effets indirects et induits, l’on parvient à un chiffre de 2,635 milliard de CA, un effectif salarié de 16 659 personnes et une masse salariale de 0,65 milliards.

Un tableau pour tout comprendre

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