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Pour la sixième année consécutive, le Groupe Banque Populaire et la Fédération française de la franchise (auxquels s’associe depuis 2 ans Réussir L’Express-Le Figaro) ont fait mener par l’institut CSA leur Enquête annuelle sur la franchise. Le but de l’enquête est de mesurer année après année l’évolution du paysage de la franchise en France. Côté franchisés, 403 entretiens téléphoniques ont été réalisés du 25 juin au 7 juillet 2009, sur une population estimée à plus de 50000 (chiffres à fin 2008). Côté franchiseurs, des entretiens en vis-à-vis ont été réalisés avec les dirigeants de 151 réseaux de franchise (sur plus de 1230 actifs en France), du 30 juin au 14 août 2009. Détail important, les franchisés interrogés ne sont pas nécessairement franchisés dans les réseaux des franchiseurs interrogés. Ce que montre l’enquête, entre autres choses : Les réseauxLa franchise en France est constituée de réseaux matures (l’enseigne a 20 ans, le réseau 12 en moyenne), comptant 60 points de vente franchisés en moyenne. Les têtes de réseau sonte grosses PME très majoritairement détenues par leurs dirigeants d’origine, qui ont choisi la franchise pour accélérer leur développement, lequel est encore d’actualité sur cette période juin 2007-juin 2008 : 64 % des franchiseurs interrogés déclarent un CA en augmentation à périmètre constant de l’année 2007 à l’année 2008 ; 5 % seulement déclarent une diminution. Les réseaux se montrent confiants en leurs propres capacités (le marché influe peu, disent-ils, sur leur développement)On notera que la franchise est un trait commercial marquant des villes moyennes, de 40000 à 100000 habitants (77 % des points de vente). Qui sont les franchisés ?Des hommes à plus de 64 %, quadra en reconversion (43 ans en moyenne, et à 76 % d’anciens salariés), qui s’engagent souvent en famille dans leur projet professionnel. Leur niveau d’étude est en augmentation constante. S’ils s’estiment à une courte majorité mieux lotis que les commerçants isolés et les salariés, ils connaissent ces dernières années des mouvements complexes : leur CA en hausse jusqu’à 2008 a connu cette année une baisse sensible ; (CA médian : 431 K euros) , mais leur revenu net moyen baisse (il s’élève en 2009 à 2400 euros net / mois, en diminution de 100 euros par rapport à 2008). Ce qui correspond sans doute à une adaptation liée à l’impact de la crise. Les franchisés se considèrent néanmoins comme mieux lotis par rapport aux autres actifs et aux commerçants isolés. Comment franchisés et franchiseurs se rencontrent-ils ?Les futurs franchisés veulent bénéficier de la force d’un réseau, les franchiseurs veulent asseoir leur développement.Pour se rencontrer les franchiseurs investissent dans une communication de recrutement multicanal (en insistant particulièrement sur ceux qu’ils maîtrisent bien : leur propre site internet, les salons...)que les franchisés utilisent avec une certaine parcimonie.Près d’un tiers des franchisés se fie d’ailleurs à sa seule expertise. Néanmoins, Internet commence à s’arroger la plus belle part du marché de la mise en relation. Savoir-faire et formationLa formation s’est imposée dans les esprits, avec quelques carences cependant. Franchiseurs et franchisés continuent d’avoir un vécu différent sur la question, avec des écarts de 20 à 30 points... Quelle explication peut-on donner à ce phénomène ? Tout d’abord celle-ci : les franchisés interrogés ne se trouvent pas nécessairement dans les réseaux des franchiseurs interrogés. Et leur expérience de formation initiale date en moyenne de huit ans. Mais ce décalage dans le temps ne vaut pas pour la formation continue. La vie du réseauTout d’abord, un chiffre : 100 % des franchiseurs interrogés en 2009 disent avoir mis en place au moins un outil de dialogue. Si franchiseurs et franchisés n’ont pas la même perception et ne donnent pas forcément la même importance aux outils d’animation, force est de constater que ceux-ci (et notamment les animateurs et les conventions, utilisés respectivement par 94 et 90 % des réseaux) sont désormais fermement implantés... Ce dont la FFF, qui en fait la promotion constante, ne peut que se féliciter. En ce qui concerne les animateurs, dont le rôle est essentiel dans le bon fonctionnement d’un réseau, 65 % des franchisés bénéficient, selon leurs dires, d’un soutien à l’ouverture et de visites régulières en cours de contrat ; 16 % du seul soutien à l’ouverture et 8 % des seules visites. Versant franchiseurs, le nombre d’animateurs mis à la disposition du réseau se situe entre 3 et 4 animateurs. Créer de l’emploiLa franchise reste un vecteur de création d’emploi au plan local, même si la crise entraîne certains ajustements.. L’ouverture d’une unité franchisée crée de l’emploi : en vitesse de croisière, un franchisé emploiera 6,3 personnes et crée plus d’un emploi nouveau tous les ans. De juin 2008 à juin 2009, il s’est ouvert en moyenne 7 points de vente franchisés par réseau. Le nerf de la guerrePour financer le projet du franchisé, le recours à l’emprunt ne cesse de prendre de l’ampleur. D’après les franchisés et en moyenne, l’achat de la franchise est financé : • à 59 % par un prêt bancaire ou du crédit bail (57 % en 2008, 56 % en 2007, 54 % en 2006 et 2005, 49 % en 2004) • à 37 % par leurs ressources propres (40 % en 2008 et 2007, 41 % en 2006, 42 % en 2005, 48 % en 2004). 81 % d’entre eux répondent avoir eu recours à l’emprunt et au crédit bail. Pour l’heure, seuls 9% des franchisés ont bénéficié d’une aide publique, à relativiser puisque seulement 19% d’entre eux ont effectué des démarches pour en bénéficier. A l’export, des tendances qui se confirmentLes réseaux français s’exportent à l’étranger pour 29 % d’entre eux, essentiellement en Europe (tous les réseaux français qui exportent y sont présents) et en Afrique du Nord. Cette dynamique d’internationalisation se diffuse au reste du monde. Par ailleurs, les méthodes d’internationalisation des réseaux de franchise restent empiriques, alors même que les réseaux se déclarent intéressés par des services professionnels en la matière. Céder et transmettreLa transmission n’est pas encore une problématique commune à tous les réseaux de franchise, dont 45 % seulement (mais c’est un chiffre en progrès) mettent en place des outils adaptés. La cession de son affaire est le plus souvent le fait de franchisés qui veulent réaliser leur patrimoine (70 %) que de futurs retraités (40 %). Côté franchiseurs, la mise en place d’outils financiers intégrant la proposition de repreneurs potentielsconstitue la principale réponse (16 %). Vers la reprise...Après la crise de pessimisme de 2008, le sourire revient - prudemment - dans les réseaux, des deux côtés de la barrière. Les résultats de l’entreprise sont perçus comme une source d’optimisme par 30 % des franchisés contre 23 % en 2008, même si, dans les faits, ces franchisés perçoivent une baisse de revenu et embauchent moins. La relation de confiance s’est sans doute consolidée en cette période de crise, que 58 % (contre 36 % en 2008, l’évolution est massive) citent comme une raison d’être pessimiste. Le contexte de 2009 entraîne deux mouvements qui ne sont pas contradictoire. Tant côté franchiseur que du côté franchisés, on se développe un peu moins vite, on embauche un peu moins, et on perçoit une baisse de CA et de revenu. En revanche, l’optimisme et le lien de confiance entre franchiseurs et franchisés se sont consolidés. La divergence de vue entre les deux partenaires n’augmente plus, bien au contraire. Dans la même rubrique |
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