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Pour la cinquième année, le Groupe Banque Populaire et la Fédération française de la franchise (auxquels s’associe maintenant Réussir L’Express-Le Figaro) ont fait mener par l’institut CSA leur Enquête annuelle sur la franchise. Le but de l’enquête est de mesurer année après année l’évolution du paysage de la franchise en France. Côté franchisés, 403 entretiens téléphoniques ont été réalisés du 7 au 11 juillet 2008, sur une population estimée à plus de 47000 (chiffres à fin 2007). Côté franchiseurs, des entretiens en vis-à-vis ont été réalisés avec les dirigeants de 154 réseaux de franchise (sur plus de 1141 actifs en France), du 30 juin au 12 août 2008. Détail important, les franchisés interrogés ne sont pas nécessairement franchisés dans les réseaux des franchiseurs interrogés. Ce que montre l’enquête, entre autres choses : Les réseaux.La franchise en France est constituée de réseaux matures (l’enseigne a 20 ans, le réseau 12 en moyenne), comptant 58 points de vente franchisés en moyenne, confiants en leurs propres capacités (le marché influe peu, disent-ils, sur leur développement) ; de grosses PME très majoritairement détenues par leurs dirigeants d’origine, qui ont choisi la franchise pour accélérer leur développement, lequel est encore d’actualité sur cette période juin 2007-juin 2008 : 66 % des franchiseurs interrogés déclarent un CA en augmentation à périmètre constant de l’année 2006 à l’année 2007 ; 9 % seulement déclarent une diminution. Qui sont les franchisés ?Des hommes à plus de 60 %, quadra en reconversion (74 % sont d’anciens salariés), qui s’engagent souvent en famille dans leur projet professionnel. S’ils s’estiment à une courte majorité mieux lotis que les commerçants isolés et les salariés, ils connaissent ces dernières années des mouvements complexes : leur CA croît en moyenne (CA médian : 530 K euros) , mais leur revenu net moyen baisse (il s’élève en 2008 à 2500 euros net / mois, en diminution de 200 euros par rapport à 2007). Ce qui correspond peut-être à un accroissement d’activité - et à des charges plus élevées ? Comment franchisés et franchiseurs se rencontrent-ils ?Les franchiseurs investissent dans une communication de recrutement multicanal (en insistant particulièrement sur ceux qu’ils maîtrisent bien : leur propre site internet, les salons...). Les franchisés utilisent ces vecteurs avec une certaine parcimonie et près d’un tiers d’entre eux se fie à sa seule expertise. Les futurs franchisés veulent bénéficier de la force d’un réseau, les franchiseurs veulent accélérer leur développement. Savoir-faire et formation.a formation s’est imposée dans les esprits, avec quelques carences cependant. Franchiseurs et franchisés continuent d’avoir un vécu différent sur la question, avec des écarts de 20 à 30 points... Quelle explication peut-on donner à ce phénomène ? Tout d’abord celle-ci : les franchisés interrogés ne se trouvent pas nécessairement dans les réseaux des franchiseurs interrogés. Et leur expérience de formation initiale date en moyenne de huit ans. Mais ce décalage dans le temps ne vaut pas pour la formation continue. La vie du réseau.Tout d’abord, un chiffre : 100 % des franchiseurs interrogés en 2008 disent avoir mis en place au moins un outil de dialogue. Si franchiseurs et franchisés n’ont pas la même perception et ne donnent pas forcément la même importance aux outils d’animation, force est de constater que ceux-ci (et notamment les animateurs et les conventions, utilisés respectivement par 90 et 77 % des réseaux) sont désormais fermement implantés... Ce dont la FFF, qui en fait la promotion constante, ne peut que se féliciter. Nous nous intéresserons dès 2009 aux formes nouvelles de l’animation : réseaux virtuels, réseaux sociaux en marque blanche, expérimentés par quelques pionniers. En ce qui concerne les animateurs, dont le rôle est essentiel dans le bon fonctionnement d’un réseau, 58 % des franchisés bénéficient, selon leurs dires, d’un soutien à l’ouverture et de visites en cours de contrat ; 23 % du seul soutien à l’ouverture et 8 % des seules visites. Versant franchiseurs, le nombre moyen d’animateurs dans un réseau est de 4 ; il croît avec le CA et l’ancienneté... Créer de l’emploi.La franchise reste un vecteur de création d’emploi au plan local. L’ouverture d’une unité franchisée (il s’en est ouvert en moyenne 9 par réseau de juin 2007 à juin 2008) crée de l’emploi : en vitesse de croisière, un franchisé emploiera 8,6 personnes et crée plus d’un emploi nouveau tous les ans. Le nerf de la guerre.Pour financer le projet du franchisé, le recours à l’emprunt ne cesse de prendre de l’ampleur. D’après les franchisés et en moyenne, l’achat de la franchise est financé à 57 % par l’emprunt (56 % en 2007, 54 % en 2006 et 2005, 49 % en 2004), à 40 % par leurs ressources propres (40 % en 2007, 41 % en 2006, 42 % en 2005, 48 % en 2004) et à 3 % par d’autres sources (4 % en 2007, 5 % en 2006, 4 % en 2005, 3 % en 2004). Le recours à l’emprunt bancaire concerne près de 3/4 des franchisés... Le recours aux aides publiques ne concerne pour l’heure que 12 % des réseaux. A l’export, des tendances qui se confirment.Les réseaux français s’exportent à l’étranger pour 29 % d’entre eux, essentiellement en Europe (26 % des réseaux français y sont présents) et en Afrique du Nord. Cette dynamique d’internationalisation se diffuse lentement au reste du monde. Par ailleurs, les méthodes d’internationalisation des réseaux de franchise restent empiriques, alors même que les réseaux se déclarent intéressés par des services professionnels en la matière. Céder et transmettre.La transmission n’est pas encore une problématique commune à tous les réseaux de franchise, dont 44 % seulement (mais c’est un chiffre en progrès) mettent en place des outils adaptés. Elle est plus souvent le fait de franchisés qui veulent réaliser leur patrimoine (68 %) que de futurs retraités (39 %) ; de ce fait, ce sont les outils financiers qui ont la cote chez les franchiseurs (20 %). Attention à la marche...En juin-juillet 2008, les franchiseurs interrogés sont encore sur une logique de développement pour plus des deux-tiers, même si leur optimisme fléchit quelque peu, descendant de 95 à 91 %. Mais du côté des franchisés, l’humeur est véritablement plus sombre. Ils sont moins satisfaits de leur projet, moins attachés à leur réseau, plus pessimistes (23 % contre 11 à 13 % les années passées), moins fidèles... Des signaux d’alarme liés au contexte économique et à la baisse des revenus que les franchiseurs doivent entendre. Bonne lecture ! La Fédération française de la franchise et le Groupe Banque Populaire, avec le CSA et Réussir Le Figaro L’Express Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger la synthèse complète et le 4 pages spécial Dans la même rubrique |
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